24.04.2014
Quelque 500 femmes activistes kurdes en prison
2012-05-08 12:22:25
Yazdir

Alors que la vague d’arrestation de kurdes se poursuivent frénétiquement en Turquie, la co-présidente du principal parti kurde BDP a affirmé que 500 femmes activistes membres de son parti se trouvent aujourd’hui dans les prisons turques.

«La répression de l’Etat contre les femmes s’est intensifiée » a dit Gultan Kisanak, lors d’une conférence organisée le 7 mai au « Forum Féministe » à Stockholm.

Selon elle, quelque 500 femmes de son parti sont en prison, dont deux députées sur six et deux mairesses sur 32 qui sont actuellement derrières les barreaux, faisant la Turquie la plus grande prison du monde pour les élus, ainsi que 25 membres du Conseil des Femmes au sein du BDP.

La vague d’arrestations continue

L’arrestation de 17 femmes kurdes le 4 mai à Van confirme l’ampleur sans précédent de la répression visant les femmes du BDP qui sont aujourd’hui les plus actives en se rangeant devant toutes les manifestations contre le feminicide et pour l’égalité et la paix.

Mardi 8 mai, une autre femme, membre du Conseil des Femmes, a été arrêtée à Diyarbakir avec 29 autres membres du parti kurde, dont des responsables locaux, au cours d’une opération menée simultanément dans six villes, dans le cadre de l’affaire KCK.

En outre, un distributeur de journaux a été arrêté à Bitlis alors qu’il distribuait des quotidiens kurdes, Özgür Gündem et Azadiya Welat.

Répression sans précédente

L’affaire KCK est lancée en avril 2009, quelques semaines après le succès historique du parti kurde lors des élections municipales. Près de 8 mille membres actifs du BDP sont en prison dans le cadre de cette affaire, sans parler de milliers d’autres arrestations sous prétexte de « lutter contre le terrorisme ».

Chaque semaine des dizaines de personnes se font arrêter par le régime AKP, parti au pouvoir du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui visent toute opposition ; syndicalistes, étudiants, femmes, élus, avocats, journalistes, intellectuels, enfants et défenseurs des droits de l’homme.

L’Union des communautés de Kurdistan (KCK) est accusée par les autorités d’être la branche politique du PKK, alors qu’il s’agit d’un mode d’organisation visant notamment la mise en place d’un système "d’organisation confédérale de la société" par le biais de l’autonomie, rejetant le concept d’un État-Nation kurde indépendant. Pour le principal parti kurde BDP et les opposants, l’affaire KCK est « coup politique» pour réprimer tous ceux qui critiquent le gouvernement.



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  • Marche des femmes kurdes à Istanbul pour le 8 mai 2012
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