08.02.2014
Opération policière contre les Kurdes à Marseille
2014-01-21 18:44:35
Yazdir

Un kurde a été placé en garde à vue mardi 21 janvier à Marseille après une perquisition menée chez lui par la police française.

La perquisition a eu lieu en l'absence d'Gokhan Balik, un refugié politique kurde, qui a été arrêté quelques heures plus tard dans le centre de Marseille.

Cette opération intervient avant la visite du président François Hollande en Turquie, qui devrait avoir lieu les 27-28 janvier prochains.

En décembre 2013, la justice française avait ordonné la dissolution de la Maison du Peuple Kurde à Marseille sous l'accusation d'avoir financé le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le tribunal de Paris avait également condamné dix kurdes à des peines de six mois à trois ans de prison.

Depuis 2007, près de 250 kurdes ont été arrêtés sur le sol français pour des motifs politiques. Ces arrestations sont souvent intervenues avant et après des rencontres entre les deux pays.    

UNE POLITIQUE DE CRIMINALISATION

La France et la Turquie ont signé le 7 octobre 2011 un accord de coopération policière incluant la lutte contre le "terrorisme". Cet accord international devra être validé par le Parlement pour entrer en vigueur. Un projet de loi visant à « autoriser l’approbation » de cet accord doit prochainement être soumis au vote du Parlement. Une fois adopté et selon la hiérarchie des normes, un accord international a une autorité supérieure aux lois, selon la Coordination Nationale Solidarité Kurdistan (CNSK) qui exige le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes de l’Union européenne et l'annulation de l'accord sécuritaire antikurde entre la France et la Turquie.

Cette collaboration avec les autorités répressives de la Turquie a encouragé jusqu'aujourd'hui les violations des droits humains en Turquie et au Moyen-Orient. Il s'agit d'une collaboration qui place les Kurdes sur la ligne de mire des attaques et criminalisent toutes activités politiques et culturelles kurdes.

Conséquence de cette politique de criminalisation et de collaboration avec des régimes répressives: l'assassinat de trois femmes kurdes, le 9 janvier 2013 en plein Paris.  

Les Kurdes sont victimes de cette politique injuste menée par des pays occidentaux depuis le Traité de Lausanne, signé en 1923, mettant fin à la reconnaissance légale des aspirations nationales légitimes kurdes, en échange de quelques concessions territoriales. 

Lire aussi:

-Nouvelle révélation sur l'assassinat de trois femmes kurdes 

-Assassinat de femmes kurdes: un enregistrement de l'assassin présumé publié



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