Le Kurdistan syrien, doté d'une "autorité démocratique et autonome" , a adopté sa constitution (contrat social) qui divise la région kurde en trois cantons et reconnait au moins trois langues officielles.
L'Assemblée législative de l'Autorité démocratique et autonome du Kurdistan Occidental (Kurdistan syrien), s'est réunie dans la ville d'Amude, avec ses 61 membres.
Cet organe, chargé de définir le modèle politique, écrire une constitution et mettre en place une loi électorale, est composé de 67 personnes qui représentent des partis politiques, des organisations de la société civile et différents peuples ou religions, ainsi que les femmes et la jeunesse.
LANGUE SYRIAQUE DEVIENT OFFICIELLE
Le contrat social a été adopté à l'unanimité, a-t-on appris de source kurdes. Cette constitution démocratique définie la Syrie comme un "Etat démocratique, libre et indépendant" et divise le Kurdistan en trois cantons (Djezira, Kobani et Afrin) au sein de cet Etat.
Le canton de Djezira s'est dotée de trois langues officielles, Kurde, Arabe et Syriaque. Mais les autres langues sont aussi garanties et protégés par la constitution. Les relations entre les peuples de la région ou les croyances sont basées sur la fraternité, une vie commune et la solidarité, selon le contrat social.
ENSEIGNEMENT GRATUIT, DROIT AU TRAVAIL ET AU LOGEMENT
Les droits humains et les libertés sont également garantis. Les droits et les libertés sont considérés comme "valeurs suprêmes". La constitution garantie l'égalité sans discrimination entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie, tandis que le travail des enfants, le mariage forcé des enfants et la torture sont interdis.
La sécurité, la stabilité, l'enseignement gratuit pour tous les citoyens sont considérés comme un droit fondamental, tout comme le droit au travail, au logement, à la santé et le droit au congé maternité. L'école primaire est obligatoire.
Le projet de l'autonomie démocratique avait été élaboré par le parti de l'union démocratique (PYD), qui est l'origine de la révolution démocratique et féministe kurde en Syrie, lancée en juillet 2012. La présence des femmes dans tous les domaines est une ligne rouge.
Le Kurdistan syrien est aujourd'hui la seule région stable et sûre pour les syriens, malgré des attaques des groupes affiliés à Al-Qaïda, celles du régime et de l'opposition, soutenue par l'Occident. Les Kurdes ont prouvé qu'une troisième voie existe pour une vie commune et démocratique au Moyen-Orient, en proposant une confédération moyen-orientale.
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