L’Union des Communautés du Kurdistan (KCK), système politique du PKK, a déclaré le 9 septembre avoir suspendu le retrait des combattants kurdes, lancé en mai, suite à l’appel du leader kurde Abdullah Ocalan, dans le cadre du processus de paix.
«Face aux approches irresponsables du gouvernement AKP qui rendent insignifiant tous les efforts (du mouvement kurde), le retrait de nos forces est devenu indispensable » a dit la KCK, dans un communiqué.
Le KCK a notamment rappelé l’intensification des travaux de construction des nouvelles postes militaires et des barrages, ce qui signifierait que le gouvernement « se concentre sur la guerre », pas une solution pacifique.
Soulignant que « l’irresponsabilité » du gouvernement AKP face au processus de paix a conduit le mouvement kurde à prendre une telle décision, la KCK a affirmé que le gouvernement n’a annoncé aucune mesure concrète pour assurer le bon déroulement du processus.
«Notre mouvement croit au projet de démocratisation, déclaré à la fête de Newroz (nouvel an kurde) par le leader Apo (Abdullah Ocalan). C’est le seul moyen d’établir la fraternité entre les peuples vivant en Turquie, résoudre la question kurde et de créer l’union démocratique du Moyen-Orient. L’arrêt du retrait des guérilleros a pour objectif de pousser (le gouvernement) à prendre au sérieux ce projet et faire le nécessaire.»
LE CESSEZ-LE-FEU RESTE EN VIGUEUR
La KCK a en outre dit que son cessez-le-feu annoncé en mars restait en vigueur, « pour donner l'opportunité au gouvernement de répondre au projet d’Ocalan. »
Le 23 Mars, le mouvement kurde avait déclaré un cessez-le-feu unilatéral, après l'appel historique du leader kurde emprisonné Abdullah Ocalan pour le retrait des combattants en dehors des frontières de la Turquie. Le retrait avait débuté le 8 mai.
Dans un message lu à Diyarbakir, le 21 Mars, devant plus d'un million et demi de personnes rassemblées pour célébrer la fête de Newroz, Ocalan avait déclaré: "Il est temps que les armes se taisent. Nous sommes arrivés à un point où les idées et la politique doivent prévaloir. Le paradigme moderniste basé sur la négation et l’exclusion s'est effondré (…) Aujourd’hui, je prends pour témoins les millions de personnes qui m’écoutent : une nouvelle phase commence ; c’est désormais la politique qui prévaut et non les armes. Il est temps maintenant que nos éléments armés se retirent hors des frontières (...) Il ne s’agit pas d’une fin, mais d’un nouveau départ. Il ne s’agit pas d’abandonner la lutte, mais de commencer une lutte nouvelle et différente."
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