L'ancien directeur de TF1, Patrick Le Lay, critique sévèrement le système politique actuelle de la France, affirmant que la nation française est un faux concept et la France est un pays qui ne fonctionne pas.
« On vit dans des mensonges, par exemple celui de la République française belle, unique et indivisible portant la liberté au monde avec cette devise: liberté, égalité, fraternité. La République française n’est ni libérale, ni égalitaire, ni fraternelle. Si elle l’était, il n’y aurait pas besoin d’écrire ça sur tous les frontons publics. Je ne dis pas que ce n’est pas un joli principe, mais ça n’a jamais été appliqué et surtout pas en Bretagne…» affirme Patrick Le Lay.
Ces propos tenus le 24 novembre au micro de Nathalie de Broc sur les ondes de France Bleu Breizh Izel ont été repris dans le dernier numéro de janvier 2013 du mensuel Breton.
Le français est artificiel!
«On détruit le corpus des langues régionales en France comme le breton et le basque. Ce sont des langues très anciennes » dit-il avant de poursuivre : « Le français est une langue magnifique mais elle est artificielle. Elle date de l’édit de Villers-Cotterêts en 1539. Comme il fallait unifier un pays, il fallait unifier une langue. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut tuer des langues qui ont deux mille ans d’existence derrière elles. Mais la faute à qui ? Aux Bretons. Ils n’avaient qu’à la défendre. »
Le système jacobin est dépassé
Il ajoute : « Je suis profondément indépendantiste. Je pense que la France est un pays qui ne fonctionne pas. Dans le cadre européen, je pense que nous devons aller vers des régions et pas des nations. La nation française est un concept qui est faux, c’est un mythe auquel se raccroche un pouvoir centralisé. C’est aux hommes et aux femmes de prendre conscience qu’ils vivent dans des schémas qui ne sont pas les bons, que le système jacobin centralisateur est un système dépassé… ».
En 2005, Patrick Le Lay avait accusé la France d'avoir organisé un génocide culturel en Bretagne, soulignant qu’il n’était pas français mais breton.
Lors d'une réunion de personnalités bretonnes avec Nicolas Sarkozy en 2011, il avait rappelé que «seules la France et la Turquie n'avaient pas ratifié la Charte des langues régionales et minorisées».
Le 17 décembre 2004, le breton et le gallo avaient été reconnu officiellement et à l’unanimité par le conseil régional de Bretagne comme « langues de la Bretagne, au côté de la langue française ». Cependant, le breton ne dispose d’aucun statut officiel en ce qui concerne la vie publique. L’Etat français refuse l’idée de négocier le statut des langues régionales.
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