Évêque de Partenia: Les grévistes kurdes sont des frères pour moi
2012-11-08 12:22:53

Au 58eme jour de grève de la faim des prisonniers politiques kurdes dans plus de 60 prisons, l’évêque de Partenia Jacques Gaillot prête sa voix aux grévistes.

Depuis le 5 novembre, dix mille prisonniers politiques kurdes dont des députés, maires et des journalistes  ont rejoint la grève de la faim lancée le 12 septembre par 700 d’entre eux. Le pronostic vital est déjà engagé pour ceux et celles qui ont dépassé le seuil fatidique des cinquante jours.

Ils réclament la fin de l’isolement et la libération du chef du PKK Abdullah Ocalan, emprisonné sur l’Ile d’Imrali, qui n’est pas autorisé à rencontrer ses avocats depuis 27 juillet 2011 et la suppression complète des restrictions de l'usage de la langue kurde dans tous les domaines.

Les kurdes sont dans les rues à travers le monde pour faire entendre la voix de prisonniers, tandis que le soutien aux grévistes s'amplifie.

Dans une lettre adressée au premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, l’évêque de Partenia Jacques Gaillot appelle à la paix.

« Monsieur le Premier Ministre Erdogan,

Je me permets d'intervenir auprès de vous au sujet  des grévistes de la faim.

Ce sont des frères pour moi. Ils font partie de ma famille. Leur souffrance me fait souffrir

Pour eux je prête ma voix.

Je m'adresse à vous en homme de paix.

Je sais que la paix fait peur.  Il y a un risque à faire la paix.

Mais le moment n'est-il pas venu  de tirer Ocalan de son isolement et d'entrer en dialogue avec lui pour ouvrir le chemin de la paix et régler enfin la question kurde?

Je crois que la paix est possible. Elle est possible maintenant.

Ce serait un  grand honneur pour la Turquie.

Je vous prie de croire, monsieur le Premier Ministre, à mes sentiments très respectueux. »

 

URL:
25/09/2017 20:34:42