24.04.2014
Les grève de la faim des kurdes en phase critique
2012-04-11 13:52:02
Yazdir

La grève de la faim de 15 kurdes observée depuis le 1er mars à Strasbourg est entrée dans une phase critique, tandis que 13 prisonniers politiques en grève dans la prison d’Osmaniye en Turquie sont en danger de mort. Plusieurs organisations kurdes et françaises appellent le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe à agir.

La grève de la faim illimitée de 15 kurdes dont cinq femmes se poursuit devant l’Église St. Maurice, recevant le soutien de la communauté kurde en Europe et de ses amis.

Trois grévistes ont été hospitalisés, au 36e, 37e et 41e jour, mais ils ont refusé d’être soignés. Selon le médecin kurde Fahrettin Gulsen qui surveille sur place la santé des grévistes, la situation devient très préoccupante, affirmant que la grève est entrée dans une phase critique qui risque d’avoir de graves conséquences sur leur état de santé.

Par ailleurs, quelque 300 personnes, venues de toute l’Europe, ont observé des grèves limitées aux cotés des 15 personnes, en signe de soutien.  Il s’agit des groupes composés de 30 à 40 personnes, dont des politiciens et chanteurs kurdes, qui observent une grève de la faim de cinq jours.

En Turquie,  des centaines de prisonniers politiques kurdes entament une grève de la faim depuis 15 février, dont 13 parmi eux sont en danger de mort. Ces derniers n’ont pas cessé leur grève depuis 21 février, soit plus de 50 jours. Ils protestent contre les conditions d’incarcération, subissant des tortures et d’autres formes de mauvais traitement.  Un rapport de la commission des droits de l’homme du parlement turc, publié le 8 avril, dénonce également ces conditions « telles que l’époque de la junte militaire de 1980 ».

Dans un communiqué, la Coordination National Solidarité Kurdistan (CNSK) qui regroupe notamment les associations kurdes, le Parti Communiste Français (PCF) et MRAP appelle le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe Torbjorn Jagland à recevoir les représentants des grévistes et à écouter leurs revendications.
 
«Depuis le 15 février 2012 des centaines de prisonniers politiques kurdes sont en grève de la faim illimitée.

Quinze autres, dont cinq femmes, utilisent ce moyen à Strasbourg, depuis le 1er mars, pour faire entendre leurs revendications.

Que ces femmes et hommes, au péril de leur santé et de leur vie, aient fait le choix ultime de ce moyen de lutte afin d’obtenir l’écoute des institutions internationales, témoigne de leur volonté de voir aboutir une résolution politique et pacifique de la question kurde en Turquie.

Leurs cris doivent être entendus; il est celui de tout un peuple qui brave chaque jour la répression pour exiger le droit à la langue maternelle, la reconnaissance de son identité et de sa culture millénaire.

Il y a urgence aujourd’hui à ce que M. Torbjorn Jagland, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe reçoive leurs représentants, écoute leurs revendications et les porte devant la représentation du Conseil de l’Europe, afin que celle‐ci pèse de tout son poids auprès des autorités turques et que cessent immédiatement toutes les formes de répression, d’atteintes à la liberté d’expression et aux droits humains les plus élémentaires.

Pour la CNSK

Joël Dutto

Amis du Peuple Kurde en Alsace - Amitiés Corse Kurdistan - Amitiés Kurdes de Bretagne (AKB)-Association Iséroise des Amis des Kurdes (AIAK) - Centre d’Information du Kurdistan (CIK) - Fédération des Associations Kurdes en France (FEYKA) - Hauts-de-Seine Kurdistan - Mouvement de la Paix - MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples) - Parti Communiste Français (PCF) Solidarité et Liberté (Marseille) – Union Démocratique Bretonne (UDB) »



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