24.04.2014
Le CPJ dénonce la suspension d’un journal kurde
2012-03-27 08:27:57
Yazdir

Le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) est indigné par la suspension d'un mois du journal kurde Özgür Gündem et appelle le gouvernement turc à lever cette interdiction.

"Nous sommes consternés par le raid de la police et la suspension d'Özgür Gündem par la Cour et appelons les autorités turques à remettre les copies confisquées et permettre au quotidien de reprendre son travail immédiatement", a déclaré Nina Ognianova, coordinatrice des programmes du CPJ en Europe et Asie centrale, dans un communiqué.

Le quotidien kurde Özgür Gündem a été suspendu le 24 mars par les autorités turques pour un mois et son édition du 25 mars a été saisie, suite à la perquisition effectuée à l’imprimerie de Gün qui tirait le journal. La 14e cour d’assise d’Istanbul a ordonné la suspension du journal pour « propagande d’une organisation terroriste », pour les articles et les photos publiés sur les pages 1, 8, 9, 10 et 11 de son édition du samedi.

Le journal avait publié la déclaration commune du principal parti kurde BDP et du Congres pour la société démocratique (DTK), une plateforme d'associations et mouvements kurde, sous  le titre « La solution et l’interlocuteur sont clairs », indiquant la voie à emprunter pour la résolution pacifique du problème kurde.

« Le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan affirme son engagement à la réforme, mais continue encore à utiliser de fausses accusations pour faire taire des organes de presse qui couvrent des questions délicates. Pour avoir un sens, les engagements doivent être compatibles avec les actions. » affirment Nina Ognianova.

De son coté, le DTK a condamné la suspension du journal, affirmant qu’il s’agit d’une « décision politique  qui prive des dizaines de milliers de personnes d’exercer leur droit d’accès aux informations »

Aujourd’hui, la Turquie reste toujours la plus grande prison du monde pour les journalistes. Selon la Plateforme de soutien aux journalistes emprisonnés (TGDP), 100 journalistes dont 20 rédacteurs en chef et directeurs dont derrière les barreaux. Au moins 72 d’entre eux sont des kurdes, parmi eux 30 journalistes de DIHA dont trois anciens correspondants, 16 du seul quotidien en langue kurde Azadiya Welat, dont quatre anciens rédacteurs en chef et un directeur de publication, 11 du journal Özgür Gündem et deux de l’agence de presse Firat, selon un décompte de l’ActuKurde à partir de la liste publié par la Plateforme.



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