24.04.2014
Répression anti-kurde: le Parti socialiste européen préoccupé
2012-02-02 13:41:54
Yazdir

Le Parti socialiste européen (PSE) exprime sa préoccupation face aux arrestations massives visant le principal parti kurde BDP en Turquie et dénonce la mise en cause des libertés fondamentales par le gouvernement AKP du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

«Je suis très préoccupé par la poursuite des actions et persistance des autorités turques contre de nombreux membres actifs de la communauté kurde » a déclaré Philip Cordery, le secrétaire général du PSE, selon le site internet du parti.

« Les libertés fondamentales sont remises en cause par les politiques de l'actuel gouvernement AKP », parti islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002, a-t-il ajouté.

Appelant les autorités à assurer un procès équitable et le respect des droits de l'homme pour tous les citoyens, Il a affirmé que « le cadre juridique restrictif en Turquie, visant à faire taire l’opposition, a besoin de réformes importantes. »

 Selon le secrétaire général du PSE, « les institutions démocratiques telles que la justice exigent de nouvelles mesures pour garantir la pleine indépendance. »

« Le PSE continue d'appeler à une nouvelle approche de la question kurde par un processus politique inclusif et apporter des changements positifs à la Turquie par des moyens démocratiques et pacifiques. C'est la seule solution durable pour toutes les parties. »

6 200 membres actifs du parti kurde emprisonnés

Selon Selahattin Demirtas, le co-président du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), plus de 6200 membres actifs de son parti se trouvent aujourd’hui derrière les barreaux.

Plus de 9 milles personnes ont été arrêtés depuis 2009 sous l'accusation de collusion avec le KCK, accusé par les autorités d’être la branche politique du PKK qui, selon le premier ministre turc Recep Tayyi Erdogan, œuvre pour un État « parallèle », mais il s’agit d’un « coup politique » pour réduire au silence tous ceux qui critiquent le gouvernement, selon le principal parti kurde BDP et les opposants.

Transformant le pays à une prison à ciel ouvert, le regime AKP a incarcéré 105 journalistes, en majorité des kurdes, mais aussi près de 40 avocats, autant  de syndicalistes, des centaines d’élus BDP dont 16 maires et six députés,  500 étudiants, des milliers d’enfants et de femmes politiques. Le régime turc arrête chaque semaine des dizaines d’autres personnes, portant à environ 130 000 le nombre des détenus contre quelque 60 000 en 2002.

Le BDP qualifie le régime actuel  de « fascisme » qui veut réduire au silence toute opposition afin d’instaurer une hégémonie totale sur la société.



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