27.04.2017
Médias pro-pouvoir nuisibles pour l'humanité
2012-08-23 17:46:47
Yazdir

Les médias mainstraim turcs dépendants du pouvoir politique nuisent gravement au sentiment humanitaire et à la santé mentale, utilisant un langage raciste et menant des campagnes d’intimidation et de désinformation.

Ces médias qui dépendent du pouvoir et des patrons, qualifiés de « nouveaux chiens de garde » par journaliste français Serge Halimi et de «doberman » par le journaliste turc Duran Ragip, jouent malheureusement un rôle extrêmement négatif dans les questions sociales, culturelles, ethniques et religieuses.

Des même qu’il est nécessaire de réorganiser l’État turc, fondé sur la négation des différences, pour se débarrasser de son caractère liberticide et raciste, de même ses médias ont besoin d’un réel changement de mentalité et structurel.

La situation des médias mainstraim qui se rendent sans résistance face à chaque pouvoir politique peut être considérée la manifestation d'une mentalité commune avec le pouvoir. L’AKP avait aussi pris le soutien « indéfectible » de ces médias après son arrivée au pouvoir en 2002, ce qui montre que les médias turcs constituent l’une des parties les plus ouvertes aux manipulations et à la dépendance contre la pensée libre. En réalité, il ne s’agit pas de « se rendre » mais juste un changement de « maitre », car ces médias sont structurés sur la dépendance.

En raison des problèmes structurels, mal conçues dès le départ, et une mentalité infectée de racisme, ils n’arrivent pas à définir une éditoriale indépendante et opposante. La réalité d’aujourd’hui est que les médias sont dirigés par des patrons qui sont eux-mêmes sous contrôle du pouvoir politique ou les intérêts des deux parties s’unissent contre les libertés.

Les publications des médias au nom du "nationalisme", du "patriotisme" ou sous prétexte de « condamner le terrorisme » sont en réalité un racisme avéré et l’hostilité envers les kurdes. Les mensonges couvrant les pages, les campagnes de lynchage contre les Kurdes et l'opposition de gauche montrent à quel point les médias sont dépendants du pouvoir, mais ils révèlent avant tout des irrégularités à tous les niveaux, que se soit structurelle ou mentale.

Évidement, on ne peut pas attendre une participation positive d’un État et des médias mal conçus pour la résolution pacifique et démocratique des problèmes sociaux. L’attitude positive d’un nombre très limité des intellectuels turcs qui écrivent dans les pages de ces médias ne conduit pas à un changement institutionnel, si ce n’est pas pour donner une légitimité injuste à ces médias.

Devenant les plus fervents partisans du pouvoir et agissant même comme ses porte-parole, les médias mainstraim révèlent également la situation du pouvoir en place. À cet égard, la dépendance joue un rôle d'effet miroir. Quand le gouvernement est entré dans une impasse, les médias s’affolent. Les discours racistes de responsables politiques se transforment rapidement en une campagne de lynchage et de diffamation. Lorsque le gouvernement s’embrouille, les médias s’étourdissent. Les comportements irrationnels et anormaux des dirigeants du pays, les discours racistes et la politique liberticide, ne sont pas seulement la preuve d’une répression sauvage contre toute opposition, mais ils ont également un effet néfaste sur la santé humaine subissant des attaques de la police, de la justice et des médias.

À cet égard, ces médias qui sont devenus une arme dangereuse pour faire taire les voix dissidentes, notamment contre les kurdes, créent un impact extrêmement négatif sur la santé mentale, en relayant des informations sales.

En bref, dès lors qu’on admet qu’un gouvernement ennemi de la liberté et de la démocratie ne peut faire de véritables reformes pour le rétablissement de la paix sociale, il faut conclure qu’on ne peut attendre de la part de ces médias, gardians de l’ordre, une publication conformément aux principes éthiques de ce métier.

En effet, au lieu de jouer un rôle dans la résolution pacifique des problèmes et pour faire pression sur les autorités, les médias hégémoniques se mettent au service de la politique de répression. Cette approche malade avec ses défauts structurels n’aura surement pas un effet positif et humanitaire sur l’opinion publique.

Le seul moyen d’éviter l’exposition aux publications dangereuses qui couvrent tous les grands médias turcs qui mènent des attaques frontales contre le sentiment humanitaire, est de rester éloigné. Compte tenu de l'état actuel des médias, ne pas lire et ne pas regarder semblent être meilleur solution pour se rapprocher de la paix. C'est aussi une mesure utile pour la santé mentale de la société. Le slogan est : « moins les gens dépendent aux médias sous contrôle du pouvoir politique, plus la santé mentale s'améliore, l’humanisme gagne du terrain et nous nous approchons d’une solution aux problèmes historiques et actuels. Un boycott est nécessaire !

Maxime Azadi

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