20.04.2014
Les kurdes syriens se sont unis
2012-07-12 14:32:05
Yazdir

Malgré les tentatives de déstabilisation et de division visant le Kurdistan syrien pour renforcer le Conseil National Syrien (CNS), les principales formations kurdes se sont unies en signant un accord qui appelle à la révolution par des moyens pacifiques et à la chute du régime.

Le plan de Kofi Annan et la dernière conférence du Caire se sont soldés par l’échec. Le CNS, formé à Istanbul et soutenu par le trio Qatar-Turquie-Arabie Saoudite, ainsi que l’Occident, n’arrive pas à être crédible et continue sur la même voie nationaliste et anti-démocratique que le régime Baas suive depuis 40 ans, en ignorant les droits légitimes du peuple Kurde.

Le Conseil du Peuple qui regroupe plusieurs partis kurde dont le PYD, le plus influant, et le Congrès national kurde (CNK), deuxième formation au Kurdistan syrien, ont décidé d’unir leur force au sein d'un seul et même bloc après des discussions menées au Kurdistan irakien entre le 9 et 10 juillet. L’accort a été signé en présence de président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani.

Désormais, les kurdes syriens seront représentés aux niveaux national et international par le Conseil suprême kurde, constitué de 10 personnes. L’accort prévoit également trois comités ; des affaires étrangères, social et de la sécurité.

Dénonçant tout acte de violence et les activités visant la déstabilisation de la région kurde, l’accord appelle à la révolution par des moyens pacifiques et la chute du régime.

Le co-président du Conseil du Peuple, Abdoulsalam Ahmed,  a dit : « Nous sommes pour une révolution populaire par des moyens pacifiques. Le régime syrien doit être détruit et remplacé par un système démocratique.  Les droits du peuple kurdes doivent être reconnus dans la future constitution. »

Le PYD a été le seul parti kurde refusant de prendre place au sein du CNS dès le début de la révolte lancée mi-mars 2011, déclarant que le but de trio répressif Qatar-Turquie-Arabie Saoudite n’était pas de construire la démocratie, mais de faire obstacle devant les réalisations du peuple kurde.

Sous la menace directe du régime syrien et la Turquie, et face au silence, la complicité et les manipulations de l’Occident, les kurdes ont poursuivi à construire leur autonomie démocratique, en ouvrant à l’initiative du PYD des écoles de langue, interdits jusqu'à la révolte, créant des communes, des conseils du peuple et des comités de légitime défense pour protéger la population kurde, estimée entre 2 et 3 millions, soit 15 % de la population du pays.

Le manœuvre de l’Occident de placer le kurde Abdel Basset Sayda à la tète du CNS, n’a eu aucun écho positif chez les kurdes, malgré une campagne de désinformation et de manipulation pour mettre les kurdes au service du CNS.

La conférence du Caire, tenue le 2 juillet, a aussi été un échec, car le Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND), l’opposition interne incluant le PYD, et le CNK ont quitté la réunion pour protester contre le CNS qui a refusé de reconnaitre les droits légitimes du peuple kurde lors de la réunion.

Les kurdes n’ont toujours pas oublié la conférence du Caire de mars 1921 lorsque les Anglais,  les Français et quelques pays arabes de l’époque ignoraient le Kurdistan. Aujourd’hui la conférence du Caire justifie encore une fois le refus des organisations kurdes face aux alliances anti-kurde et anti-démocratie au Moyen-Orient.



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