25.04.2014
Affrontements entre les forces iraniennes et le PJAK
2012-04-25 10:38:06
Yazdir

Après un cessez-le-feu effectif depuis plus de sept mois, les affrontements entre les forces iraniennes et le PJAK ont repris mardi soir. Au moins quatre soldats iraniens ont été tués à Pawe, au Kurdistan iranien.

Des combats ont eu lieu entre les pasdarans et les guérillas kurdes à Nodshe, un district de Pawe, dans la région de Kirmanshah au Kurdistan iranien, alors que l’armée iranienne se préparait à une opération militaire, a-t-on appris de sources kurdes. 

Les brigades Ansar Al Rassoul se sont engagées dans les combats avec les militants kurdes.  Au moins quatre soldats ont été tués et quatre autres blessés, a affirmé une source selon qui les corps des soldats ont été transportés vers l’hôpital de Pawe.

Selon des sources locales, le régime iranien renforce ses préparatifs militaires sur les zones frontalières depuis plusieurs semaines.

Bombardements turcs

Ces affrontements interviennent après la visite du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan fin mars à Téhéran. De son coté, le régime turc bombarde presque tous les jours les régions du Kurdistan irakien sous contrôle du PKK, qui lutte depuis plus de 30 ans pour les droits fondamentaux kurdes. L’aviation turque a bombardé le 24 avril vers minuit le village de Maxo Bizina, dans la région de Qandil, tuant plusieurs chèvres appartenant à un villageois kurde irakien.

Aucun affrontement majeur ou bombardement n’avait été signalé depuis plus de sept mois entre l’Iran et le PJAK.  Lors des affrontements pendant deux semaines en juillet 2011, plus de 300 soldats dont dix commandants de haut rang avaient été tués, selon PJAK. Le 2 septembre, l’armée iranienne avait lancé une nouvelle attaque contre le PJAK, bombardant intensivement la région Qandil, tuant deux civils kurdes irakiens et deux combattants de l'organisation kurde dont un commandant.  Trois jours de combats avaient couté la mort de 123 soldats, dont le général de brigade Abbas Ali Jannessari, toujours selon le PJAK qui avait rendu les corps de 12 soldats iraniens à leurs familles. Suite à la demande de trêve par les iraniens via des « intermédiaires », l’organisation kurde avait déclaré une trêve, le 5 avril 2011.

Prisonnier kurde menacé d’exécution

Le 15 avril dernier, l’organisation avait averti l’Iran de « rompre le cessez-le-feu », en cas d’exécution de Habibolla Gulperipour, un prisonnier politique kurde. « L’exécution des prisonniers politiques est notre ligne rouge (…) et une raison pour la guerre » a affirmé le PJAK dans un communiqué.

Arrêté en octobre 2009, Habibollah Gulperipour a été condamné à mort par un tribunal de Mahabad pour appartenance au PJAK et « mohareb » (inimitié à l'égard de Dieu), en avril 2010. Après l’approbation de la Cour Suprême iranienne en janvier 2011, Gulperipur a été envoyé à la prison d’Orumieh.  Il a mené des grèves de la faim pour protester contre la peine de mort et les conditions d’incarcération.

En février 2012, le prisonnier kurde a été emmené dans un centre de détention de la prison de  Simnan,  régi par le sinistre  ministère des renseignements Iranien. Les agents de ce ministère aurait prévenu le prisonnier à plusieurs reprises de l’exécution prochaine de la peine capitale. Dix-huit prisonniers politiques kurdes sont aujourd’hui sous la menace de l’exécution à tout moment.



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