19.04.2014
La question kurde portée à l’ONU
2012-03-06 15:12:40
Yazdir

Trois organisations de la société civile ont encouragé le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme à porter une attention toute particulière à la situation du peuple Kurde, lors de la 19 ème session de l’Assemblée générale du Conseil des Droits de l’Homme à Genève.

Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), représentant permanent auprès de l’ONU à Genève, la fondation France Libertés, créée par Danielle Mitterrand, et la Société pour les peuples menacés (SPM), basée à Göttingen en Allemagne, ont dénoncé la répression anti-kurde menée par l’État turc, lors du débat sur les rapports annuels du Haut-commissariat et du Secrétariat général.

Les trois organisations ont demandé dans une déclaration commune au Haut-commissaire de porter une attention toute particulière à la situation du peuple Kurde.

« Nous remercions la Haut-Commissaire d’avoir porté une attention toute particulière à la situation du peuple Rom. Malgré les efforts consentis par plusieurs institutions internationales, les droits du peuple Rom ne seront respectés qu’à la condition que les États concernés fassent preuve d’une réelle volonté politique et qu’ils mettent en œuvre les mesures nécessaires.

En effet , ce n’est pas uniquement le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale qui a épinglé plusieurs pays européens en leur adressant de nombreuses recommandations, mais également le Comité pour les droits de l’enfant et le Comité contre la torture.

Nous encourageons la Haut-Commissaire à poursuivre cet effort et à porter son attention également aux discours des responsables politiques qui, en stigmatisant la minorité Rom, entretiennent l’amalgame et la méfiance populaire.

Nous encourageons également la Haut-Commissaire à porter une attention toute particulière à la situation du peuple Kurde. Ce peuple, qui se trouve être une minorité dans quatre pays, dont un qui pratique la discrimination tant sur le plan économico-social que politique, deux qui sont secoués par des conflits internes et le quatrième qui gère depuis des décennies les relations avec cette minorité par l’adoption de loi d’exception tout en niant l’existence de cette minorité.

Dans ses Observations finales suite à l’examen du rapport présenté par la Turquie  cité dans le rapport présenté par la Haut-Commissaire , le Comité des droits économiques, sociaux et culturels demande instamment à l’État partie de reconnaître toutes les minorités présentes sur son territoire, de leur offrir la pleine possibilité de jouir de leurs droits et d’adopter à cette fin les plans d’actions qui s’imposent.

Aujourd’hui, en Turquie, 6 membres du Parlement, 31 maires, plusieurs défenseurs des droits humains et syndicalistes kurdes sont détenus pour raisons politiques.

À cours de l’année 2011, plusieurs centaines d’enfants ont été arrêtés et plusieurs dizaines incarcérés dans la région du sud-est anatolien (région d’origine de la minorité kurde). Plusieurs d’entre eux ont fait état de leurs conditions de détention : mélangés avec des détenus adultes, ils ont été l’objet de sévices et viols. À notre connaissance, aucune enquête n’a été diligentée à ce jour.

Le 28 décembre 2011, des avions de chasse de l’armée turque ont bombardé le village de Roboski provocant la mort de 35 civils. »



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